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ANR

Le laboratoire Archimède (UMR7044) est, ou a été, partenaire de cinq projets ANR, depuis 2009, répartis entre ses différents programmes de recherche :


NIED'ARC5 : Archéologie d'une période de transformation : la nécropole de Niedernai et le Ve siècle dans la région du Rhin supérieur

Responsable : Eckhard Wirbelauer et Susanne Brather-Walter

Référence projet : ANR-13-FRAL-0016Programme ANR : Franco-allemand en sciences humaines et sociales (FRAL) 2013

Durée du contrat : 36 mois à partir d'avril 2014

"Le site exploré en 1995 à Niedernai est la seule nécropole de la seconde moitié du Ve siècle en Alsace et dans les régions voisines qui a fait l’objet d’une opération archéologique réalisée suivant les méthodes actuelles. Ses trente-deux tombes (avec 33 inhumations) en font un ensemble de petite taille – aisément maîtrisable – qui offre un excellent point de départ pour une recherche de plus grande ampleur. L’analyse des pratiques funéraires permettra d’appréhender, selon de nouvelles perspectives, les mutations qui se manifestent au moment de la fin de l’Empire romain d’Occident, c’est-à-dire dans la seconde moitié du Ve et au tout début du VIe siècle après J.-C. dans la région du Rhin supérieur. La question principale est de savoir si les changements culturels fondamentaux qui sont perceptibles à travers le mobilier archéologique trouvent leur origine dans l’arrivée de nouvelles populations venues de l’Est ou s’ils s’expliquent par une orientation nouvelle prise par la civilisation gallo-romaine autochtone. A l’inverse des recherches anciennes qui tentaient de résoudre cette question par l’étude de telle ou telle pièce spécifique de mobilier, comme les fibules ansées, le projet prend en compte la globalité du site et des découvertes, en utilisant une large palette de nouvelles méthodes d’analyse. 

Les sciences naturelles et la physique offrent la possibilité de vérifier les schémas d’interprétation traditionnels grâce à l’obtention de nouvelles données. Les datations 14C-AMS peuvent également intégrer les sépultures dépourvues de ou pauvres en mobilier dans un contexte chronologique. Les analyses ADNa permettront, quant à elles, d’examiner l’existence ou l’inexistence de liens de parenté biologiques et de vérifier si les regroupements de tombes observés dans la nécropole correspondent ou non à des liens familiaux. Ces analyses, de même que les comparaisons qu’elles rendront possible avec d’autres sites grâce aux données recueillies récemment sur l’ADN, fourniront aussi des informations sur l’origine géographique des personnes inhumées. Les analyses isotopiques (analyses du strontium et de l’azote) livreront aussi des indications différenciées sur la mobilité géographique ou, a contrario, sur l’absence de mobilité de la population attestée. Quant à l’analyse de l’azote, elle sera révélatrice du régime alimentaire des défunts et donc également de leur statut social. 

Ce projet aura ainsi une valeur de modèle grâce à la corrélation critique de toutes les méthodes relevant des sciences archéologiques, historiques et naturelles. Nous attendons aussi que ce projet impulse un dynamisme nouveau à la recherche sur le haut Moyen Âge, tant en France qu’en Allemagne, de même qu’une fructueuse confrontation des perspectives de recherche grâce à une collaboration franco-allemande intensive. Le réseau scientifique franco-allemand déjà existant pour l’Antiquité tardive sera élargi à l’archéologie du haut Moyen Âge, en y intégrant les sciences de la nature." E. Wirbelauer

Partenaires :

UMR 7044 - Université de Strasbourg Archéologie et histoire ancienne : Méditerranée – Europe (ArcHiMedE)
UMR 5288 - Université de Strasbourg Laboratoire d’Anthropologie Moléculaire et Imagerie de Synthèse
MusArch Strasbourg Musée Archéologique de Strasbourg
MAN SGermLaye Musée d’Archéologie nationale, St. Germain-en-Laye
UnivFR UFG Universität Freiburg, Institut für Archäologische Wissenschaften

A consulter également sur le site de l'ANR : NIED'ARC5

Retour à la présentation d'Archimède
 


DIKIDA : "De la chaîne du Diktè au massif de l’Ida : territoire et formes d’organisation politique en Crète du XIVe au VIe s. av. J.-C."

Responsable : Daniela Lefèvre-Novarro

Durée du contrat : 2011-2014

Le projet DIKIDA est né d'une collaboration entre les archéologues d'ARCHIMEDE - UMR 7044 (Strasbourg) et les spécialistes des sciences de la terre et de l'environnement du CEREGE - UMR 6535 (Aix-en-Provence). L'équipe internationale se propose d'analyser l'évolution politique, économique, sociale et culturelle des communautés humaines installées en Crète centrale, dans la plaine de la Messara et dans la région du Mirabello, pendant la période qui va de l'Age du Bronze récent à l'époque archaïque (XIVe - VIe s. av. J.-C.). L'étude diachronique de ces deux régions touche non seulement aux thématiques archéologiques et historiques, mais aussi aux données paléoenvironnementales pour définir les stratégies d'adaptation des communautés à la réalité géomorphologique et topographique de l'île.

D'un point de vue historique, la période chronologique retenue est fondamentale pour comprendre la transition d'un système palatial mycénien, fondé sur une économie centralisée, à l'organisation de la cité grecque, telle qu'elle apparaît dans le courant du VIIIe s. av. J.-C. Les troubles et les migrations qui accompagnent la chute de la société mycénienne affectent les fondements comme la culture matérielle qui caractérisent la vie communautaire; ils exercent un impact considérable sur les institutions politiques et sociales, l'économie, les échanges commerciaux, la religion, les coutumes funéraires et les systèmes d'écriture. Au court des XIIe et XIe s. av. J.-C., et au terme d'une longue évolution, un nouveau type de société émerge et constitue les prémices de la cité grecque (polis). Cette nouvelle forme d'organisation communautaire se développe de manière continue jusqu'à la période archaïque (VIe s. av. J.-C.) avant de succomber elle aussi à une crise propre à l'île.
La Messara, qui constitue la plaine la plus importante de l'île, est dotée d'un double bassin hydraulique et est délimitée au nord par le Mont Ida, à l'est par le massif du Diktè, et au sud par la chaîne des Astérousia. La région du Mirabello, qui s'étend sur la côte septentrionale, est caractérisée par la présence d'une étroite plaine côtière bordant le golfe homonyme ; elle est entourée de montagnes au sud et est reliée à la côte méridionale par l'isthme de Hiérapetra et à la zone de Mallia par la vallée de l'Anavlochos. A l'époque mycénienne, ces deux régions dépendaient de l'administration palatiale de Cnossos, mais à partir du XIIe s. av. J.-C., l'organisation de leur territoire reflète une fragmentation notable qui favorisera la naissance de nombreuses cités à partir des VIIIe - VIIe s. av. J.-C.
Pour comprendre pleinement la portée et les raisons de ces changements, l'approche paléoenvironnementale est désormais indispensable. La nature géomorphologique de l'île et l'existence de paysages dont la mer et les montagnes dessinent les traits ont obligé les populations à mettre en oeuvre des aménagements ingénieux pour s'adapter, par exemple, à la rareté d'eau en surface, aux affaissements de terrain, aux pentes abruptes du relief. Seule une analyse pluridisciplinaire du paysage, à travers des études de géomorphologie, de topographie et de paléoenvironnement, permet notamment d'évaluer l'intervisibilité des sites ou d'établir si un type de formation géomorphologique présidait à l'installation des villages. Cette démarche novatrice qui n'a été appliquée jusqu'à présent qu'à des secteurs limités, des régions étudiées, porte à la création de modélisations numériques de terrain et de cartes géoréférencées thématiques, outils indispensables pour l'analyse des phénomènes liés à l'adaptation de l'homme à l'environnement au court des siècles.

Pour en savoir plus sur : DIKIDA

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BADIYAH : "Villes circulaires du IIIe millénaire av. J.-C. dans les Marges Aride de Syrie : génèse, développement et déclin."

Partenaire : Philippe Quenet

Cités circulaires [courtoisie de BADIYAH, http://www.archeorient.mom.fr/pages/ANR%20Badiyah.html]

Durée du contrat : 2010-2013

BADIYAH est un programme entamé en 2010. Sa coordination assurée par C. Castel (CNRS, Maison de l'Orient et de la méditerranée Jean Pouilloux, Lyon, UMR 5133 « Archéorient : Sociétés et Environnements de l'Orient ancien », Université de Lyon II) pour la partie française et par Jan-Waalke Meyer (J.-W. Goethe-Universität Frankfurt/Main, Institut für Archäologische Wissenschaften Abt. I, Vorderasiatische und Klassische Archäologie) pour la partie allemande. Ph. Quenet, de l'UMR7044, y collabore en tant que partenaire de la partie française.
Ce programme triennal de recherche a pour but d'éclairer un aspect particulier du processus d'urbanisation qui touche le Nord syrien à partir du début du IIIe millénaire av. J.-C. Une forme urbaine originale fait alors son apparition, celle de villes circulaires à structure radioconcentrique. Les premières émergent dans le Nord-Est syrien vers 2900. Le Centre-Ouest du pays n'est touché que vers 2500. Comme il s'agit de deux foyers urbains non contigus et s'étant chacun développé dans un environnement culturel différent, la similitude des formes urbaines rencontrées ne peut que poser question.
Apporter des éléments de réponse supposait une approche de terrain à vaste échelle, pluridisciplinaire et coordonnée. Plusieurs sites sont donc la cible d'explorations et ils sont répartis sur toute la zone concernée. Ph. Quenet dirige pour sa part la mission de Khirbet Malhat (Nord syrien). Fouilles, prospections archéologiques et géophysiques, études paléo-environnementales, sont les principaux domaines de recherche impliqués. Enfin, il s'est naturellement imposé qu'Allemands et Français travaillent en collaboration avec leurs homologues syriens sur ce vaste projet.

Pour en savoir plus sur BADIYAH

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VIGMA : "Vivre, Grandir, Mourir dans l'Antiquité (ViGMA) : rites de passage individuels au Proche-Orient ancien."

Responsable : Alice Mouton

Bas-reliefs [courtoisie de VIGMA, http://vigma.misha.fr/accueil.htm]

Durée du contrat : 2009-2012

Le projet ViGMA « Vivre, Grandir et Mourir dans l’Antiquité » est un projet de recherche « jeunes chercheurs » qui a été accueilli par l’UMR 7044 jusqu'à son terme.
Les rites de passage
, qui accompagnent et dramatisent les moments-clés de la vie d’un individu, servent notamment à manipuler symboliquement le temps et à donner ainsi à l’homme l’illusion de le maîtriser. Ils participent en outre à la « fabrication » des personnes, en ce sens qu’ils les assistent dans leur développement biologique, psychique et social, ainsi que dans leurs déplacements d’un groupe humain à l’autre. 
Le projet ViGMA
 cherche à découvrir la ou plutôt les façons dont un individu vivait ces rites de passage au Proche-Orient ancien, zone allant de l’Anatolie à l’Égypte. Le IIe millénaire av. J. -C. constitue le point d’ancrage chronologique du projet, car c’est cette période qui fournit le plus grand nombre de témoignages épigraphiques et archéologiques en relation avec les rites de passage. Outre cela, le Proche-Orient du IIe millénaire av. J.-C. n’a pas encore fait l’objet d’une étude systématique des rites de passage. Bien que de nature foncièrement anthropologique, ViGMA est un projet de recherche interdisciplinaire combinant philologie, archéologie, anthropologie et histoire des religions.

Logo du projet VIGMA [courtoisie de VIGMA, http://vigma.misha.fr/accueil.htm]

Pour en savoir plus sur VIGMA


ORAG : "Ornementation Architecturale des Gaules"

Responsable : Jean-Yves Marc

Maison carrée de Nîmes, aquarelle de Robert Amy (IRAA, CNRS) [courtoisie d'ORAG, http://orag.mmsh.univ-aix.fr/]

 Durée du contrat : 2010 - 2012

Pour en savoir plus sur ORAG


Pour toutes questions relatives à la mise en place de cette page, contactez catherine.duvette(at)misha.fr

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