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Programmes antérieurs

2009-2012 :


La restitution de l'architecture en archéologie. Etudes sur le thème des enceintes (2009-2012)

Responsable : Françoise Laroche-Traunecker

Reconstitution des murailles de Bogazköy [© D. Beyer, 2006]

Les premiers ouvrages d'archéologie étaient illustrés par des dessins d'architecture d'édifices entiers ou dont les parties manquantes avaient été restituées. Les plans, souvent complétés reproduisaient moins l'état des vestiges que la vision du dessinateur ou de l'archéologue, et le lecteur ne disposait pas de documents de base pour proposer d'autres interprétations. Puis la tendance s'est inversée : les archéologues se sont mis à publier des états des lieux de plus en plus précis, n'osant plus proposer de restitutions par soucis de déontologie. De nos jours, parallèlement aux efforts de mise en valeur et de présentation des sites et au développement des outils informatiques, la restitution a repris sa place dans les publications. Mais les images et animations, certes séduisantes, des productions pour le grand public ne reposent pas toujours sur des études préalables approfondies. Les restitutions doivent se fonder sur une bonne connaissance des techniques de construction et sur de nombreuses études de cas.
L’UMR 7044 est un cadre propice à des études comparatives, en raison du nombre et de la diversité des équipes d’archéologues de terrain qui la composent. Son champ chronologique va de la préhistoire à l’époque médiévale et son domaine géographique de l’Europe Occidentale jusqu'au Moyen Orient et à l'Egypte. Le thème de recherche retenu pour le quadriennal 2009-2012 était celui des enceintes. Après avoir présenté les objets de leur recherches, des archéologues ont pu collaborer avec des étudiants formés aux nouvelles techniques de modélisation, afin de proposer des restitutions des édifices étudiés. Des spécialistes ont été invités à participer à des journées d'échanges en novembre 2009 et au bilan des résultats des travaux en 2012.

 Restitution de l'enceinte de Meydancikkale (Gülnar) [© Fr. Laroche-Traunecker]


ΜΙΜΗΣΙΣ, Groupe interdisciplinaire de recherches iconographiques, GIRI (2005-2012)

Responsable : Stavros Lazaris

L’objectif premier de ce programme transversal, débuté en 2005 et qui s'est achevé en 2012, était de rassembler des spécialistes en iconographie antique et médiévale autour de la problématique de la mimèsis dans l’art et la littérature anciennes. Il était également ouvert aux étudiants et aux chercheurs d’autres disciplines, notamment des philologues classiques, des historiens, des  philosophes.
Une telle ambition supposait le choix de sujets fédérateurs appelant à des dialogues scientifiques transdisciplinaires, depuis l’égyptologue jusqu'au byzantiniste, l’helléniste et le celtisant intéressés par la production d’images. Il en a résulté une perspective de recherche résolument iconologique qui, sans négliger l’approche iconographique des dossiers, visait surtout à dégager les permanences et les spécificités de la figuration, selon les aires chrono-culturelles, par les artistes de l’Antiquité et du Moyen Âge.
Les réunions du groupe de travail formé étaient essentiellement tournées vers la discussion et la confrontation d’idées. Elles ont permis de rompre avec les cloisonnements de la recherche et d’échanger des points de vue sur une opération de recherche particulière. Elles ont ainsi offert la possibilité d’une réflexion sur l’épistémologie de cette branche de l’histoire de l’art et sur la méthodologie iconographique.

Ce programme, dès sa création, s’était fixé quatre objectifs :

  1. Établir une collaboration autour d’un thème fédérateur des chercheurs de l’UMR 7044, spécialistes des diverses aires chrono-culturelles, de la Préhistoire à Byzance ;
  2. Organiser environ tous les 18 mois une journée d’étude, ouverte à des invités extérieurs ;
  3. Faire participer à ces travaux nos jeunes chercheurs, doctorants et post-doctorants, et porter leurs premières publications ;
  4. Publier rapidement les Actes des journées d’étude.

Entre 2005 et 2012, les membres de notre groupe de travail ont participé à quatre opérations de recherche dont chacune a abouti à une Journée d’étude dont les Actes ont été publiés dans la revue Ktèma.

1. La première opération (2-3 décembre 2005) concernait l’expression du mouvement dans les iconographies de l’Antiquité et réunissait 13 contributions. Il s’agissait en particulier de déterminer les codes figuratifs déterminant l’illusion du mouvement d’images par définition immobiles, avant que le cinéma ne leur conférât la faculté de bouger. Une réflexion  sur la conception du mouvement chez les anciens philosophes grecs, consubstantiel au temps et à l’être, donnait d’emblée un certain nombre de clefs pour décrypter les procédés de l’imagerie. Apparaissaient alors les écarts entre les options de civilisations comme celles de l’Égypte pharaonique et de Byzance fondées sur des valeurs de stabilité et d’immobilité, et celles du monde classique et de plusieurs régions du Proche-Orient ou des périphéries septentriales de l’Europe. Sous la forme d’études de documents, de séries documentaires ou d’essais de théorisation, les auteurs ont également mis en valeur l’importance des supports et des techniques utilisées par les sculpteurs, les peintres, les graveurs, les mosaïstes pour faire voir au spectateur des mouvements aussi divers que la danse, le vol, la course, les évolutions militaires, sans oublier les recherches de l’immobilité ou des mouvements virtuels. C’est très naturellement aussi qu’à partir des documents antiques ont pu être évoqués des solutions contemporaines  comme les effets scroboscopiques de la modernité, par ex. dans le "Dynamisme d’un chien en laisse" de G. Balla.

Mosaïque de la Basilique San Vitale de Ravenne [domaine public]

2. La deuxième opération était une étude sur Le portrait dans les civilisations de l’Antiquité (7-8 mars 2008) et comportait 11 contributions. Pour s’aventurer sur un terrain exploré depuis le XVIIIe siècle, en particulier par l’Altertumswissenschaft allemande, notre groupe de recherche devait dépasser la problématique traditionnelle du corpus et de la typologie stylistique. Une tendance récente,  dans laquelle nous nous inscrivions, conférait au portrait, dans la plupart des aires chrono-culturelles, sa dimension de document politique et idéologique. Mais il fallait alors s’interroger sur la pertinence même de la notion de "portrait", selon qu’on l’aborde en Égypte, en Grèce ou à Rome. Le critère traditionnel de la ressemblance est loin d’être universellement opérationnel. C’est pourquoi le sous titre donné à nos Actes, "Représentation individuelle et individualisation de la représentation", mettait en relief d’autres critères de portraiture que la physionomie. L’intention de désigner un individu par un type (orateur, magistrat, chef de guerre) peut s’exprimer par une inscription sur un socle de statue  ou par tout un environnement, par ex. un environnement funéraire constitué d’un mobilier d’armes et d’une stèle à figure de guerrier. C’est ainsi qu’est satisfaite dans le portrait une demande sociale de mémoire, un défi au temps que la ressemblance individuelle gravée dans le marbre est un moyen parmi d’autres de lancer à la postérité. Par ailleurs, comme l’a  montré G. Dagron, Décrire et peindre. Essai sur le portrait iconique, 2007), tout un répertoire de l’histoire de l’art échappe à la mimèsis, quand il s’agit de représenter le Christ  ou un saint du passé : la "Vérité" doit alors se substituer à l’apparence.  Devant la Beauté elle-même, la mimèsis a connu ses échecs, comme le montre dès l’Antiquité le mythe de Zeuxis et des filles de Crotone, mythe revisité dans une contribution intitulée "L ‘impossible portrait".

3. La troisième opération (12-13 mars 2010) était consacrée aux Arts géométriques dans l’Antiquité. Elle est constituée de 12 contributions, dont trois proviennent de jeunes chercheurs formés dans notre Université. Dans le cadre d’un programme MIMÈSIS, le choix du sujet peut surprendre. Si la mimèsis est l’ensemble des processus d’imitation de la nature, la géométrie n’est-elle pas le moyen par excellence de la dénaturer ?  Mais l’esprit humain peut-il rien inventer, par la pensée et la forme artistique, qui de quelque façon n’existe dans la réalité ? Une enquête sur les arts géométriques devait faire face à cette ambiguïté : ils sont à la fois négation de la nature et référence à la nature. La structure interdisciplinaire de notre groupe de recherche favorisait ici tout particulièrement la confrontation des points de vue d’une civilisation antique à l’autre. Ce qui apparaissait peu à peu,  c’est la quasi constante cohabitation entre l’abstrait et le figuratif, depuis les le schématisme des pétroglyphes opposées à l’illusionnisme des peintures de Lascaux. Se posait donc la question du sens : les répertoires géométriques  sont-ils, en Égypte pré-dynastique, chez les Amérindiens, dans le monde celtique un langage de signes ? Sont-ils de l’ordre de l’ornement ?  Il convenait aussi de situer hiérarchiquement  les productions des arts géométriques. Si on les qualifie de « primitifs », c’est aujourd'hui au sens le plus valorisant du terme. C’est ce que montre en particulier un article de conclusion consacré à la réception des arts géométriques dans l’historiographie moderne.

4. Enfin, la quatrième et dernière opération concernait Le détail dans l’art et la littérature antiques. Ce sujet repose sur un réexamen et une redéfinition du concept de détail, dans le but de comprendre ce qu’il apporte à l’œuvre et d’analyser les raisons pour lesquelles on y a recours.  Pourquoi, par exemple, ajouter un détail s’il est "inutile" ? Globalement, une telle problématique pourrait nous amener à reconsidérer la question de la destination de l’image et de son rôle pédagogique. Au total, 17 membres de l’UMR 7044 ont participé au colloque international qui s’est tenu à Strasbourg du 16-17 mars 2012 et dont les Actes ont été publiés (cf. Le détail dans les cultures visuelles (Antiquité - XXIe siècle). Actes du Colloque international (Strasbourg, 16-17 mars 2012), S. Lazaris (éd.), Ktèma, 37 (2012), 452 p.).


Collegium Beatus Rhenanus (2009-2012)

Responsables : Doris Meyer, Eckhard Wirbelauer

Depuis une quinzaine d’années, on pratique, dans la région du « Rhin Supérieur », une collaboration scientifique en rassemblant les collègues antiquisants des quatre universités de Bâle, Fribourg-en-Brisgau, Mulhouse (UHA) et Strasbourg. En 1997, les différents contacts ont permis de fonder un groupement de recherche trinational et bilingue sur la base d’une convention entre les quatre universités mentionnées : le Collegium Beatus Rhenanus (CBR). Le CBR a mis en place une véritable collaboration scientifique transfrontalière qui s’est manifestée à travers la réalisation de plusieurs programmes successifs, parmi lesquels figurent L’invention des grands hommes de la Rome antique  et les fouilles archéologiques à Biesheim/Oedenbourg (près de Neuf-Brisach). La dernière opération achevée concerne Praeda. Butin de guerre et société dans la Rome républicaine, dont le volume est sous presse.
La coopération transfrontalière s’est encore intensifiée depuis la création, dans le cadre de la réforme LMD, d’un Master Trinational Bilingue des « Sciences de l’Antiquité ».

Deux opérations scientifiques et un programme éditorial ont été réalisés dans le cadre du quadriennal 2009-2012 :

  • Le sel antique. Théâtre, poésie épigrammatique et satire : leur réception chez les humanistes dans les sources imprimées et manuscrites du Rhin supérieur (responsables : Marie-Laure Freyburger et Henriette Harich-Schwarzbauer) décrit dans la Newsletter 10, 2007 p. 7-8, 
    http://cbr.unibas.ch/fr/newsletter/
  • Sozialgeschichte et histoire culturelle (responsablesThomas Späth et Eckhard Wirbelauer), décrit dans la Newsletter 10, 2007 p. 8 et 11, 2008 p. 3, http://cbr.unibas.ch/fr/newsletter/


Textes de Fr. Laroche-Traunecker, St. Lazaris, D. Meyer et E.Wirbelauer
Pour toutes questions relatives à la mise en place de cette page, contactez catherine.duvette(at)misha.fr

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